À partir du 1er mai 2017, la consultation chez le généraliste passera de 23 à 25 euros, suite à l’approbation de La Fédération des médecins de France (FMF)après une négociation de cinq mois avec l’Assurance Maladie.

Bien entendu, cette hausse de 2 euros correspond à la consultation de référence. Elle sera de 30 euros pour les moins de 6 ans, 46 euros pour les actes spécialisés et 60 euros pour les actes plus complexes. Une hiérarchisation importante donc.

Le médecin traitera différemment un patient qu’il dirige vers un spécialiste, une patiente qui consulte pour une première contraception, la détection d’un mélanome, lors d’une consultation planifiant une thérapie pour les malades du cancer ou de pathologies lourdes.

Dans une réalité toute médicale, cette augmentation est représentative pour les médecins : en effet, elle révèle une certaine reconnaissance de leur métier et une valorisation des actes médicaux. De plus, les négociations conventionnelles avec les syndicats de médecins libéraux et de l’Assurance Maladie ouvrent des débats anciens. Avec cette fameuse interrogation qui porte que les déserts médicaux. En quoi cette hausse va motiver les médecins à s’installer dans ces zones où le soin se raréfie ? Comment améliorer la prise en charge des malades ? Les discussions sont ouvertes. D’autant plus, que depuis quelques années, on voit émerger une catégorie de médecins conscients de leur charge de travail, mais aussi de l’importance de leur vie privée. Alors même si une aide de 50 000 euros leur est allouée, un panel d’incertitudes subsiste.